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Alors que le débat sur la crise migratoire est toujours vif en Europe, l’archevêque de Niamey, Mgr Laurent Djalwana Lompo, a affirmé, dans un entretien accordé au journal catholique italien Avvenire, que la solution à la crise migratoire n’est pas de bloquer le passage des migrants, mais plutôt de les aider à rester dans leur pays.

« La solution n’est pas de dire : on arrête tout, on empêche tout passage, a-t-il estimé. Nous devons plutôt nous demander ce que nous pouvons faire pour ceux qui traversent le Niger. La majorité de ces personnes ne sont pas réellement nigériennes : que fait l’État, que font les nations européennes, que pouvons-nous faire ? »

Un pays de transit

Le Niger est un pays de transit des migrants subsahariens. Ceux-ci passent par la région d’Agadez (nord) pour aller en Algérie ou en Libye avant de tenter la traversée de la Méditerranée.

Depuis plusieurs mois, le Niger, soutenu par l’Union européenne, a créé des centres d’enregistrement des demandeurs d’asile, se désolidarisant de l’Union Africaine.

Cette mesure a entraîné une chute spectaculaire du nombre de migrants transitant par le Niger. Selon les chiffres officiels du gouvernement nigérien, ils seraient passés de 100 000 en 2015-2016, à 20 000 en 2017. Cependant, les mesures d’aide au développement qui devaient accompagner cette politique migratoire se font attendre.

L’archevêque de Niamey souligne, en outre, que dans certaines régions, la migration devient la seule alternative pour fuir la pression de groupe islamiste Boko Haram dont les attaques sont fréquentes dans le Sud-Est, à la frontière avec le Nigeria.

Aux yeux de Mgr Laurent Djalwana Lompo, envoyer des militaires italiens en Lybie ne peut régler le problème sécuritaire et migratoire.

Plutôt une coopération pour le développement

L’Italie avait annoncé, fin 2017, son intention d’envoyer des militaires au Niger afin de lutter contre l’insécurité mais Niamey n’a pas encore officiellement autorisé le déploiement de ce contingent italien.

« Nous demandons plutôt que la coopération entre le Niger et l’Italie ne soit pas militaire, mais pour le développement, suggère l’archevêque nigérien. Si elle est autorisée, mais pas acceptée, l’action militaire pourrait stopper le flux de migrants vers l’Europe, mais cela pourrait causer d’énormes problèmes au Niger, avec la croissance de la criminalité et la destruction de la structure organisationnelle et tribale du pays. »

Le Niger compte deux diocèses, Niamey et Maradi, qui font partie de la Conférence épiscopale du Burkina Faso-Niger. Pays majoritairement musulman, il compte 1,5 % de chrétiens.

En janvier 2015, 45 églises aviaent été incendiées dans le pays après des émeutes contre les caricatures du prophète Mohammed publiées à la Une de Charlie Hebdo.

Lucie SARR (Avvenire.it)

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