mardi, 20 novembre 2018
ArabicEnglishFrenchHindiItalianSpanishTurkish

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Après son déjeuner avec les chefs d'Etat qui participent au 31è Sommet de l'Union africaine (UA) à Nouakchott, Emmanuel Macron devrait participer, ce lundi 2 juillet dans l'après-midi, à une réunion avec les présidents des 5 membres du G5 Sahel (Mali, Burkina, Mauritanie, Tchad et Niger).

Les discussions devraient tourner de l'analyse des progrès -minimes- sur le terrain. Des efforts que l'attaque du centre de commandement du G5 Sahel à Sévaré, et dans une moindre mesure l'attentat contre la Force Barkhane ce dimanche 30 juin, ont mis à mal.

 

C'est que les financements promis, quelque 414 millions d'euros, à la réunion de Bruxelles de février n'ont pas été déboursés. Malgré l'inauguration du collège de Défense du G5 Sahel, une école de guerre destinée à la formation des officiers de cette force de 5000 hommes appelée à prendre le relais de Barkhane, devrait accélérer les choses. Mais les défis sont énormes pour parvenir à l'effectivité de cette force sur le terrain pour affronter les hordes de terroristes de tout poil. Mahamadou Issoufou y répond dans cette interview, en marge du Sommet de l'UA et quelques heures avant la réunion G5 Sahel+France.

La Tribune Afrique: Une première réaction après l'attaque contre le QG de la Force du G5 Sahel ?

Mahamadou Issoufou : Ma réaction est une réaction de condamnation de l'attaque contre l'état-major de la force conjointe basé à Sévaré. Pour autant cet attentat terroriste ne va pas faire faiblir notre détermination, au contraire, ça l'a renforce à poursuivre la lutte contre le terrorisme sur l'ensemble du Sahel. Non seulement contre le terrorisme mais aussi contre les autres menaces comme les organisations criminelles, le trafic de drogue. Nous avons mis en place la force conjointe pour faire face à ces menaces de façon coordonnée en mutualisant nos capacités opérationnelles et nos capacités de renseignements. Il y a des opérations qui ont été déjà entreprises au niveau de la force conjointe en particulier dans la région du Gourma, cette région commune au Niger, au Burkina et au Mali. L'ensemble de ces opérations ont été menées sur financements propres de tous les Etats du G5 Sahel en attendant que les ressources promises - 414 millions d'euros- pour l'opérationnalisation soient mis à notre disposition.

Est-ce que l'attentat peut avoir des répercussions sur les décisions qui vont être prises lors de votre réunion de Nouakchott ?

La stratégie ne change pas. Ce n'est pas un attentat qui va venir changer notre approche et notre stratégie. Cela renforcera notre détermination à pouvoir continuer ce combat contre le terrorisme qui n'est pas seulement un combat contre le Sahel mais un combat pour le monde entier y compris l'Europe. Comme je le dis souvent, la sécurité est un bien public mondial. C'est pour cela que nous souhaitons que les autres parties du monde ne se désintéressent pas de la question sécuritaire à laquelle nous faisons face au Sahel. D'autres attaques, d'autres affrontements ont eu lieu depuis des mois entre nos forces et les terroristes comme l'attentat de Ouagadougou. Ces attentats ne vont pas nous amener à changer de stratégie. Notre stratégie est claire. Nous continuerons à la mettre en œuvre

L'attaque du QG est venue rappeler que la Force du G5 Sahel n'est pas opérationnelle malgré les engagements et les annonces. Avec votre réunion de Nouakchott est-ce que vous avez ou allez vous mettre d'accord sur une date pour son opérationnalisation effective ?

Notre Force est répartie sur trois fuseaux. Il y a le fuseau Est avec le Tchad et le Niger. Il y a le fuseau centre avec le Mali, le Burkina et le Niger. Et le fuseau ouest avec la Mauritanie et le Mali. Il est vrai que tous les fuseaux ne sont pas au même niveau d'opérationnalisation avec un fuseau centre plus avancé que les autres. Cela s'explique par le fait que ce fuseau mène déjà des opérations sur le terrain. La seule chose que nous attendons, c'est que les promesses qui ont été faites par nos partenaires soient tenues en matière de financement.

 Est-ce qu'il est prévu un élargissement du G5 Sahel à d'autres Etats?

Une organisation n'est jamais fermée. Mais pour l'instant nous avons décidé de rester une organisation à cinq parce que nous avons les mêmes menaces, les mêmes problèmes de développement. C'est donc normal que nous mutualisions nos forces pour pouvoir avancer ensemble. Dans tous les cas, l'élargissement n'est pas encore à l'ordre du jour et nous n'avons encore reçu aucune demande.

Il y a les opérations sur le terrain mais aussi déjà des bavures. Il y a des risques de voir les tensions ethniques, communautaires s'exacerber et que cela cultive une certaine méfiance vis-à-vis de la Force du G5 Sahel ?

Nos soldats sont bien formés pour respecter le droit international humanitaire. Dans notre approche dans la lutte contre le terrorisme comme dans n'importe quelle guerre, il est important d'assurer le renforcement de la trinité «peuple-gouvernement-armée». Et on ne peut pas renforcer cette unité si on ne protège pas les populations. Sur ces bavures, je crois qu'il y en aura de moins en moins car dans la formation de nos soldats, on inclut le respect des droits humains

Ibrahima BAYO Jr. (La Tribune Afrique)

Articles récents

20/11/2018, 01:21
solaire-la-puissance-installee-dans-la-zone-uemoa-est-passee-de-7-megawatts-en-2008-a-166-megawatts-en-2017-boad La puissance installée à partir des systèmes de production d’électricité...Lire plus...
20/11/2018, 01:17
in-high-stakes-experiment-eu-migration-policy-moves-front-lines-to-niger Mahmane Elhadji, his arms dusted with flour to the elbow, does not look like an advertisement for the European...Lire plus...
20/11/2018, 01:14
les-etudiants-africains-laisses-pour-compte-de-la-nouvelle-strategie-universitaire-francaise Place aux étudiants choisis… Baptisé « Stratégie d’attractivité pour...Lire plus...
20/11/2018, 01:10
malgre-quelques-bonnes-nouvelles-la-lutte-contre-le-paludisme-stagne 219 millions de cas de paludisme ont été recensés en 2017. C’est sensiblement le même...Lire plus...
20/11/2018, 01:06
malaria-on-the-rise-in-more-than-13-countries-experts-warn After almost two decades of decline, malaria cases have significantly risen in 13 countries, prompting concern that much...Lire plus...
COMMENT TROUVEZ-VOUS CE NOUVEAU SITE WEB?
  • Votes: (0%)
  • Votes: (0%)
  • Votes: (0%)
  • Votes: (0%)
  • Votes: (0%)
Total des votes:
Premier vote:
Dernier vote: