lundi, 19 novembre 2018
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Quelle analyse faites-vous de l'évolution du Mena du Niger après sa participation à la coupe Ufoa des nations ?

Il y a beaucoup de progrès dans le travail que nous avons effectué depuis quelques mois déjà.

Ce tournoi de l'Ufoa des nations nous a permis de voir notre niveau du moment sur le plan international. Sur le plan tactique et technique, ce n'était pas totalement parfait. Mais, physiquement nous avons tenu tête à beaucoup de grandes nations. Dans notre effectif, il y a des joueurs qui n'étaient qu'à leur deuxième voire troisième sélection. Et qui ne viennent que de découvrir le haut niveau. C'est ce qui me fait plaisir. Dans la mesure où l'équipe du Mena s'est présentée au Ghana avec beaucoup d'envie, du cœur et de la volonté à montrer qu'il faut de plus en plus compter avec le football nigérien. Nous avons eu une place de troisième à la coupe Ufoa. C'est tout à l'honneur de toute l'équipe. Votre mission,dans le cadre du football nigérien, se situe-t-elle seulement au niveau de la sélection nationale ou vous avez aussi des occupations avec le football des jeunes ?

 

Il y a tout un projet que nous avons mis en place. Il est vrai qu'il existe quelques centres de formation. Mais, nous les encourageons à mieux les organiser et les encadrer. Je me suis engagé à aider tout le système en orientant la politique de formation sur la discipline technique et tactique. Je sais que c'est un projet de construction. Il y en a un qui a été mis en place par le président de la Fédération. On s'y engage même son souffre du manque de moyens. Il faut aussi que les clubs de l'élite au Niger aient dans leur organisation des centres de formation, avec des entraîneurs de jeunes qui vont déjà mieux travailler sur les rudiments du football de telle sorte que la formation suive toutes les étapes. C'est cet esprit de politique sportif et de formation que nous essayons de bâtir au Niger.

On vous sait très lié au Président de la Fédération. François Zahui et le Niger. Jusqu'à quand durera ce bail ?

Entre le colonel Pelé et moi, c'est effectivement une histoire de longue date. Quand j'étais à Toulon, le Niger m'avait déjà sollicité. Après, je suis venu prendre la sélection de la Côte d'Ivoire. Le Niger manifestait toujours son intérêt à ma personne. Il s'est donc créé une relation d'amitié... Je suis donc parti au Niger...

Vous n'avez donc pas signé un contrat en bonne et due forme ?

Le Niger a toujours été pas très loin. Même lorsque le coach Yéo Martial était passé au Niger en tant que Dtn. Ils avaient un œil sur moi. On n’a pas passé de contrat. Mais, il y a un rapport d'amitié qui nous lie. Je suis donc venu aider le Colonel Pelé à la construction et au développement du football nigérien. C'est un monsieur passionné de football. Il a même construit un centre technique. On sent que c'est un bâtisseur et ce sont des gens de cette trempe qu'il faut encourager

Comment peut-on être coach d'une équipe nationale sans avoir signé de contrat ?

C'est vrai que cette situation de fait attire la curiosité. Il est tout à fait évident que les gens ne comprennent pas. Cela est intervenu à une période un peu délicate pour moi. À l'époque, j'avais eu des soucis avec la sélection ivoirienne dont les dirigeants de la fédération avaient décidé qu’on se sépare. J'ai donc pris la décision d’aller me ressourcer ailleurs et de continuer à travailler afin d’améliorer mon profil. Dans la foulée, le Niger s'est manifesté. Avant même ma prise de fonction de sélectionneur des Mena du Niger, j'étais le conseiller du président de la fédération nigérienne. Et tout s'est enchaîné et à présent, je m'occupe d'organiser l'équipe nationale.

Finalement vous vous occupez de tout. Quel est votre rôle exact au Niger. Entraîneur, formateur ou directeur technique national ?

Je suis le sélectionneur. J'ai carte blanche à ce niveau. Et il y a un directeur technique national. C'est un groupe qui a mis en place une équipe nationale des Cadets qui est partie à la coupe du monde de la catégorie.

Très sincèrement, n'avez-vous pas envie d‘intégrer une des plus grandes nations de football pour essayer d'avoir plus de chance de gagner un trophée international ?

Regardez l'exemple de Zinedine Zidane. Quand, il s'était engagé à prendre les jeunes du Real Madrid. Ce n'est pas parce qu'il n'avait pas les compétences pour coacher les catégories supérieures. Quand on est passionné et qu'on suit un projet, on reste convaincu que cela va aboutir. Je pense que si le temps nous sourit, on pourra demain dire que j'ai réussi ma mission. Je suis prêt pour tout défi à relever. Il est toutefois possible, pour tout entraîneur, de chercher à gagner des trophées et pourquoi pas avec plusieurs pays, clubs, etc.

Qu'est-ce qui n'a pas marché avec la Côte d'Ivoire alors qu'en 2012 vous aviez conduit les Eléphants à la finale de la Can, au Gabon ?

En Côte d'Ivoire, j'avais des joueurs de talent. Mais, il fallait savoir gérer les egos et la cohésion de l'équipe. À l'époque, il nous manquait la culture de la gagne. Il y avait ce petit truc qui manquait. En plus, il faut se mettre à l'esprit que dès le départ, on doit tout définir. Il faut par exemple être d'accord qu'on ne peut pas donner le pouvoir aux joueurs par rapport à l'entraîneur. Lorsque l'on sent qu'entre l'entraîneur et les joueurs, il y a un hic, cela devient compliqué.

Quelle équipe vous impressionne-t-elle aujourd'hui sur l'échiquier continental ?

Actuellement, le Sénégal me semble être l’une des meilleures équipes en Afrique. Surtout quand on regarde le potentiel au niveau des individualités. Cette équipe me fait penser à celle de la Côte d'Ivoire, cinq ou dix ans en arrière. Il y aune telle somme de talents. Je pense qu'il faut cette culture de la gagne à cette somme d'individualités au Sénégal. À l'instar du Sénégal, il y a plusieurs sélections africaines qui ont un bel avenir.

Interview réalisée par adam KHALIL (Fraternité Matin)

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