dimanche, 22 juillet 2018
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Contributions

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Je suis scandalisé d'apprendre que le président malien Ibrahim Boubacar Kaïta et Issoufou Mahamadou président du Niger participe à la marche organisée par les français en hommage à leurs victimes de "charlie hebdo" et autres, pire Boni Yayi a décrété une journée de deuil au Bénin.

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L'engagement, la volonté et la bonne foi de travailler pour le bien-être et l’intérêt général voilà le plus important et non appartenir à tel ou tel bord !

Maradi Kolliya, chers camarades, chers amis chers (es) frères et sœurs nécessite l'implication de toutes les filles, les fils de Maradi et du Niger d'ici et de l'extérieur .

Un ou deux jours de balades dans la ville de Maradi ont suffi pour tirer la conclusion que Maradi est l'une des villes la plus urbanisée du Niger là il faut vivement féliciter la population notamment les particuliers qui ont vite compris qu'une ville ne grandit que par l'explosion des grandes constructions qui pour habiter qui pour servir d'édifices , Maradi d'Est à l'Ouest du Nord au Sud est en perpétuel chantier ( Zarriya, Ali Dan tsoho....) au point où à cet instant précis , il faut au moins une dizaine d'années à moins qu'on ne déguerpisse certains villages pour espérer un lotissement .

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Le Nigeria, pays frère du Niger, dispose de la plus puissante armée de l'Afrique de l'ouest. Les moyens d’action de cette armée sont immenses et très modernes. Elle est composée de 130 000 hommes repartis en armées de l’air, de terre et dans la marine. Elle est équipée de matériels très sophistiqués de combat, de transport et de communication. Elle est en concurrence avec l'armée de l'Angola pour occuper la place de la deuxième puissance militaire du continent.

Lire la suite : De l’insécurité dans le Sud Est du Niger

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Mme la Secrétaire générale, la communauté francophone a célébré, hier 20 mars, la 44ème édition de la Journée Internationale de la Francophonie. Que signifie cette Journée pour la Francophonie et pour le Niger en particulier ?

La Journée Internationale de la Francophonie marque la date anniversaire de la création, à Niamey, de l'Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), ancêtre de l'OIF, exactement le 20 mars 1970. Cette année, la Francophonie commémore son 44ème anniversaire. Pour les Nigériens, cette journée est à la fois un événement important de portée symbolique en référence à ce lien originel avec notre pays, et aussi de fierté légitime en hommage aux Pères fondateurs de la Francophonie dont le Président Diori Hamani, illustre fils du Niger qui a été l'un des précurseurs.

Le thème choisi cette année par la Francophonie pour la célébration de cette 44ème Journée Internationale est ''Francophonie et Jeunes Talents''. Quelle est la pertinence de ce thème ?

La Francophonie dédie ainsi une fois de plus une large place aux jeunes qui sont au cœur de toutes ses actions. Elle les invite et les encourage à donner libre cours à leur créativité, à leur ingéniosité et à leurs talents.

Qu'est-ce que la Commission Nationale de la Francophonie a prévu comme activités dans le cadre de la commémoration de cette journée ?

La Commission Nationale de la Francophonie, en collaboration avec l'ensemble des communautés francophones vivant au Niger, a élaboré un chronogramme d'activités riches et variées à caractère éducatif, ludique, scientifique, culturel et sportif, qui vont des conférences aux concours de dictée, de scrabble, de cross, des interviewes micro-trottoir, des expositions artistiques et une soirée culinaire et culturelle.

La particularité de l'édition 2014 se situe à plusieurs niveaux. Permettez-moi de ne citer que quelques uns. D'abord, il ya l'organisation d'un concours régional pour la Promotion de la Langue Française (PROLAF) avec les structures sœurs de 4 pays de la sous-région, notamment le Burkina, le Bénin, le Togo et le Niger, concours organisé en 3 phases qui sont la phase régionale, nationale et Internationale. La phase finale de ce concours aura lieu à Cotonou.

Ensuite, il y aura l'attribution d'un prix Diori Hamani ainsi que de divers autres prix aux nomx d'éminentes personnalités qui ont marqué la Francophonie au Niger et dans tous les pays francophones. En décernant ces prix, c'est un Hommage que la Commission Nationale de la Francophonie a voulu faire au père fondateur Diori Hamani dans son propre pays. Enfin, il y a aussi une émission ''La Francophonie, à vous la parole'' qui est un micro trottoir pour entendre et avoir un autre regard des hommes et des femmes sur notre organisation commune. Il y a aussi, l'édition d'un journal spécial ''Le Francophone'', qui sera distribué gratuitement au public pour mieux contribuer à faire connaître l'Institution, ses missions, ses ambitions et lui donner une visibilité du Niger.

Avez-vous un appel particulier à l'endroit de la jeunesse nigérienne ?

J'invite l'ensemble des Nigériens à s'approprier la célébration de ce grand événement qui, au-delà de l'espace francophone, est devenu une fête internationale. Les jeunes doivent se l'approprier encore plus pour nous convaincre, à travers l'étalage de leur créativité et de leur savoir-faire, que l'OIF a eu une bonne raison de les mettre à l'honneur cette année.

Wata Fassouma, ONEP

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«La Gloire, c’est moins vulgaire que la célébrité » disait Régis Debray. Dans un monde globalisé, l’horizon confortable que représentait l’Etat-Nation a perdu de sa netteté. Désormais, gouverner c’est savoir, c’est connaître. Seuls ceux qui possèdent la science utile à la compréhension d’un monde devenu multiple et contradictoire semblent en mesure de poser sur lui un regard informé.

La politique, dans sa fonction première de construction de l’avenir désirable ou, à défaut, concevable, tend à céder la place à l’économie et à ses déterminismes sanctuarisés ainsi qu’au droit. Les acteurs changent. Le pouvoir n’est plus là où l’on avait coutume de le chercher. Il cesse de plus en plus d’être identifiable au travers de la figure du prince, du guerrier ou du peuple. Il n’a pas disparu, loin de là, mais sa représentation symbolique s’est perdue en même temps que sa légitimité. Reste l’inquiétude sourde que continue de susciter sa présence éclatée, d’autant moins supportable que son visage se trouble et que sa puissance paraît ne plus connaître des limites. 

Lire la suite : Politique politicienne, attention à l’effet boomerang !

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Monsieur le Président, Pour une fois, votre gouvernement a bien voulu me laisser le répit nécessaire pour vous parler exactement de ce dont j’ai promis de vous parler la semaine dernière.Sachant que vous en avez plein dans la tête à craquer, je ne vous emmêlerai pas davantage les pinceaux en vous parlant d’autre chose que de la mise à mort programmée de l’éducation au Niger.

Néanmoins, je vous glisse au passage que bon nombre d’observateurs internationaux avisés, scandalisés par l’attitude effrontée d’Areva, estiment qu’il faut nécessairement un président ferme pour amener Areva à respecter la loi du Niger ou s’en aller. Les preneurs ne manquent pas. Or, vous, vous avez déjà manifestement capitulé en transmettant un projet de loi modifiant la loi minière de 2006. Puisque cette lettre est toujours ouverte à la lecture de nos compatriotes, je précise, pour leur information, qu’il s’agit du projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance n°93-16 du 02 mars 1993 portant loi minière, modifiée par la loi n°2006-26 du 09 août 2006. Et c’est probablement dans l’intention de rendre le même service à d’autres qu’à Areva qu’il est également programmé un autre projet de loi modifiant et complétant la loi n°2007-01 du 31 janvier 2007 portant Code pétrolier. C’est un scandale, monsieur le Président.

Je ne m’attarderai pas pour autant sur cette question sur laquelle je reviendrai en temps opportun pour démontrer pourquoi votre gouvernement ne pourra jamais poser devant Areva les actes patriotes qu’attendent les Nigériens. Coupons court pour aborder le sujet de la semaine, en l’occurrence la suppression du Certificat de fin d’études du premier degré (CFEPD) dont votre gouvernement a décidé comme s’il s’agissait d’une simple fermeture de boutique. Je dois vous dire tout de suite qu’il s’agit bien plus que d’un scandale, c’est un drame national et je vais vous expliquer pourquoi. D’abord, la suppression du CFEPD telle qu’envisagée dans le cadre d’une scolarisation jusqu’à 16 ans est un voeu de l’Unesco qu’aucun pays n’a encore appliqué, pour la simple raison qu’elle est extrêmement difficile d’application dans les contextes actuels des pays africains. Je vous parle en connaissance de cause.

Le Mali et Djibouti que le ministère des enseignements primaires a pris en exemple ne l’ont pas fait aujourd’hui. Leur système procède d’un choix opéré dès le lendemain des indépendances ; il n’a pas été fait en rupture d’avec un système qui existait préalablement. De tous les pays qui ont un système similaire au nôtre, aucun ne s’est encore hasardé dans cette voie. Au Sénégal par exemple, ça fait au moins sept ans que le débat est en cours sans que les acteurs soient parvenus à trancher pour la simple raison qu’au pays de la teranga, les acteurs de l’éducation ont pris leurs responsabilités et demandé au gouvernement les garanties nécessaires. En prenant cette grave décision alors qu’aucune des mesures préconisées par les spécialistes de la question n’est encore envisagée, votre gouvernement porte un coup fatal à un secteur qui bat de l’aile depuis des années.

Et puis, entre nous, pourquoi triturer et maquiller les faits ? J’ai, sous les yeux, les rapports de toutes les régions du Niger qui se sont prononcées sur le sujet lors des forums régionaux. Lorsque je les ai parcourus, un à un, j’ai été scandalisé de constater que contrairement au discours officiel qui prétend que toutes ont marqué leur accord pour la suppression du CFEPD, à l’exception notable de Tillabéry, nous sommes à mille lieues des conclusions réelles des forums régionaux ; qu’on a volontairement passé sous silence les recommandations des forums régionaux qui ont, sans exception recommandé des mesures palliatives, voire des préalables auxquels il faut d’abord satisfaire avant de passer à la suppression ; que même les régions présentées comme étant les plus formelles sur la suppression ont posé la question en termes d’hypothèses dont chacune comporte un certain nombre d’exigences.

Tenez, la région de Tahoua par exemple « reconnaît la nécessité de la réforme, mais précise que sa réussite déprendra de la prise en compte de plusieurs mesures qui tiennent compte de l’accès, de la qualité et du développement institutionnel, à savoir, entre autres, la révision des outils d’évaluation ». En conclusion, « la DREN de Tahoua propose une expérimentation de la réforme sur 5 ans avec suivi de la cohorte ». Pour la région de Maradi, les choses sont claires. Après avoir listé un certain nombre d’insuffisances dans l’organisation du CFEPD, le forum de Maradi a conclu que « Malgré ces insuffisances relevées dans l’organisation du CFEPD/CEPE-FA, il est inopportun d’envisager leur suppression ». Le forum précise que « De l’avis général des participants au forum régional de Maradi tenu le 12 avril 2011, les examens du CFEPD/CEPE-FA doivent être maintenus à condition d’engager des réformes progressives ».

À Diffa, la réflexion a été engagée à partir d’une question centrale : « quel type de réforme faut-il proposer du moment où tous les indicateurs montrent la nécessité de changer l’organisation du CFEPD et CEPE/FA dans sa forme actuelle afin de permettre aux enfants d’arriver au cycle secondaire sans embûches ? ». En réponse à cette question, Diffa propose de « Prévoir une forme d’évaluation permettant de faire la transition entre le primaire et le secondaire ».Pour tout dire, Diffa est pour la suppression du CFEPD, mais elle n’a pas laissé une carte blanche au ministère. Elle l’a assortie de mesures. Je vous en sers quelques-unes :« accélérer la refondation des curricula, les programmes du primaire et du secondaire à l’état actuel n’étant pas adaptés ; renforcer les modalités d’évaluation et d’encadrement des enseignants ; réfléchir sur les opportunités des écoles de seconde chance, à passerelle, d’éducation alternative et des formations dites « professionnalisantes » afin de les promouvoir ; renforcer les capacités d’accueil et les moyens d’action au secondaire et dans l’enseignement professionnel ».

Reconnaissez monsieur le Président, que rien n’a été fait dans ce sens et qu’il est totalement illusoire de vouloir réaliser autant de projets d’envergure en une année. La cité des Zarmakoye, elle, se situe dans la ligne médiane. Elle estime que, quelle que soit la formule retenue, il est clair qu’il faut une transition qui ne saurait être moins de trois ans et qu’il faut nécessairement prendre certaines dispositions pour « une bonne organisation du CFEPD et du CEPE/FA au cours des trois ans de transition ».  Quant à Agadez, elle est sans doute la plus engagée pour la suppression du CFEPD. Elle a quand même pris la précaution de noter ce brin de préoccupation qui exprime, pour ceux qui savent lire, le doute qui habite les participants au forum régional : « Nous souhaiterions que cette réforme ne soit pas une de plus mais un espoir pour les jeunes générations en vue de leur préparation adéquate à la vie dans ce monde exigeant et en perpétuelle mutation ».Je ne m’attarderai pas sur le cas de Tillabéry qui est formelle : elle « rejette l’idée de la suppression des examens du CFEPD et du CEPE/FA ».

Le cas de Zinder est simplement alarmant pour le Niger. Voici ce que les participants au forum de Zinder ont dit : « En optant pour une suppression du CFEPD et du CEPE/FA, c’est une économie de plusieurs millions de francs que pourrait faire l’État chaque année ». Voilà en substance ce que Zinder a avancé comme argument principal. Cela est scandaleux car l’éducation est bien plus que de l’argent. Il est à la fois désastreux pour des pédagogues et désespérant pour le Niger, que ceux qui ont la charge de l’éducation au Niger mettent en avant l’argent que l’État pourrait, disentils, « économiser chaque année ». Quelle économie peut-on faire sur l’éducation ? La position dégagée au forum de Niamey n’est plus favorable à une suppression aveugle comme on a voulu le laisser croire à l’opinion nationale nigérienne. Les participants au forum régional ont d’’abord exprimé un chapelet d’inquiétudes qui prouvent qu’il y a plus d’obscurité sur la voie tracée par la dame Ali Mariama que d’éclaircies. Voici quelques morceaux choisis des inquiétudes émises par des gens suffisamment avertis du saut dans l’inconnu qu’on veut les amener à faire :

• La baisse de niveau tant décriée ne va-t-elle pas s’accroitre ? N’irat- on pas vers la culture de la médiocrité ?

• Qu’en sera-t-il pour les autres niveaux ?

• Quelles dispositions envisagera-t-on pour accueillir au secondaire le flux d’élèves que cette option aura à provoquer ? (moyens matériels et humains)

• N’y a-t-il pas dans cette option une aventure dans laquelle on veut engager notre système éducatif ?

Monsieur le Président, ces interrogations expriment en vérité tout le désarroi dans lequel le monde de l’éducation est plongé. La question centrale, à savoir la suppression ou non du CFEPD est assez complexe pour que la décision soit prise à la hâte, pratiquement en un tour de main ? Une consultation de l’Assemblée nationale aurait pu permettre de faire le tour de la question dans un esprit constructif. Cela aurait surtout pu permettre au ministère des Enseignements primaires de sonder l’opinion des

Nigériens à travers la Représentation nationale. C’est en connaissance de cause que Niamey, dans ses propositions, a demandé la réorganisation du mode d’évaluation de manière à ce qu’elle porte sur des séquences d’apprentissage ; l’allégement des programmes et la redynamisation de l’enseignement des Activités Pratiques et Productives (APP) ; l’amélioration quantitative et qualitative de la formation initiale et continue des enseignants notamment en matière d’évaluation ; la création des centres d’apprentissage, qui recruteraient à partir du niveau de la 6e année, et ce dans chaque région ; la réorganisation à tous les niveaux des services d’évaluation et de suivi des acquis scolaires.

En termes de conclusions, Niamey a recommandé la mise en oeuvre d’une réforme desdits examens pouvant déboucher sur leur suppression ainsi que l’accélération de la mise en oeuvre des reformes curriculaires. Vous voyez bien, monsieur le Président, qu’en recommandant « la mise en oeuvre d’une réforme desdits examens pouvant déboucher sur leur suppression », Niamey est plutôt d’accord pour une suppression, mais dans le cadre uniquement d’un processus conduit avec raison et professionnalisme. Ce qui est loin du coup de canif de la dame Ali Mariama.

En récapitulant, voici le bilan : il n’y a que deux régions (Zinder ; Agadez) qui se sont formellement dégagées pour la suppression sans toutefois dire qu’il faut y aller tout de suite et maintenant. Deux autres (Maradi, Tillabéry) sont catégoriquement contre cette suppression. Diffa est pour, mais à condition que le processus soit encadré et que des conditions précises soient remplies. Quant à Tahoua, Niamey et Dosso, elles sont prononcées en faveur d’un processus impliquant une période de transition (trois ans pour Dosso et cinq ans pour Tahoua) qui pourrait déboucher sur la suppression tant souhaitée par la dame Ali Mariama et ses inspirateurs. Monsieur le Président, il y a plus grave. Aucune région n’a demandé la suppression du CFEPD, dès cette année. Pourquoi alors cette précipitation ?

J’ai tenu à vous rapporter l’ensemble des conclusions auxquelles étaient parvenues les régions pour que vous compreniez le caractère pernicieux et irresponsable de la décision prise par la dame Ali Mariama. Vous ne pouvez donc cautionner la catastrophe en perspective, à moins d’être d’accord avec ceux qui pensent que la réforme se décrète.  Vous ne pouvez pas supprimer quelque chose qui existe sans au préalable préparer ce qui doit remplacer l’existant. Autre chose, monsieur le Président, savez-vous en combien de temps tout cela a été fait ? Le forum national s’est tenu en une journée, le 15 septembre 2011. C’était juste pour entériner une décision arrêté quelque part. Le 15 septembre, c’était moins de six mois après votre investiture et moins de cinq après la mise en place de votre gouvernement.

Or, si l’on déduit le délai qui sépare la tenue du forum national et l’élaboration des contributions des  régions, il y a forcément moins de quatre mois entre votre investiture et le déclenchement de la parodie qui va consacrer bientôt le massacre éducatif en perspective. Pour tous travaux en commission, il a été demandé, sur la base des présentations et d’un rapport provisoire, d’amender les deux hypothèses formulées pour la suppression. En fait d’hypothèses, toutes les deux mènent à la même conclusion. Supprimer le CFEPD. Essayez par vous-même, monsieur le Président, de parcourir les rapports en question. C’est du toc-toc sur toute la ligne. Tenez, l’évaluation du CEFPD sur les cinq années choisies (de 2006 à 2010) révèle que c’est seulement en 2007 et 2008 que l’on a enregistré des résultats en deçà de 50%, soit respectivement 44,53% et 41,88%.

En 2006, c’était 51,8% ; en 2009, 59,27% et en 2010, 64,25%. Le taux de déperdition exagérément mis en exergue ne tient pas la route. C’est comme si on nous expliquait que le CFEPD est la cause de tant de déperdition alors que les raisons sont ailleurs. La preuve, le CFEPD peut bien coexister avec la création d’écoles professionnalisantes pour accueillir les élèves exclus du système formel. Les limites objectives de la réflexion sont évidentes. Par exemple, à la question « pourquoi beaucoup d’élèves de CM2 admis au CFEPD échouent-ils en classe de 6e alors qu’ils ont été jugés aptes à poursuivre leurs études au secondaire ? », les membres du comité ad hoc mis en place ont vite fait de trouver le bouc émissaire : le CFEPD. Bravo ! C’est à peine qu’on n’a pas écrit, noir sur blanc, que dans la nouvelle formule, tout le monde accédera au collège et avec un niveau d’acquisition irréprochable. C’est tout simplement burlesque, monsieur le Président. Vous ne pouvez pas cautionner un massacre pareil.

Vous ne pouvez pas continuer à faire semblant alors que le pays se meurt. Réagissez, en arrêtant cette catastrophe. Le CFEPD peut être supprimé, mais pas à la va-vite. Et surtout pas pour satisfaire les élucubrations de X ou de Y. Ce que nous devons faire ne doit pas se détacher de nos réalités. J’ai trop écrit cette  semaine. Je vous quitte sur ces mots, en  promettant de revenir, la semaine prochaine, sur la légèreté de la réflexion et les raisons qui prouvent que nous allons droit dans le mur.

Mallami Boucar (Le Monde d’aujourd’ui N°68 du MERCREDI 19 MARS 2014)

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